Politique et communication mensongère

Des communications qui ont changé le monde

En décidant de m’inscrire en Relations publiques, je savais que je devais renouer avec les médias et m’informer au quotidien sur l’actualité. J’avais renoncé à le faire après le gros mensonge concocté par les Etats-Unis pour envahir l’Irak en mars 2003.

https//www.lefigaro.fr/international/2013/03/20/01003-20130320ARTFIG00500-guerre-d-irak-comment-tout-a-commence-il-y-a-dix-ans.php

Aujourd’hui encore le Machiavélisme demeure le mode de fonctionnement dans beaucoup de domaines. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins, et la communication n’échappe pas à cela : avoir l’opinion publique de son côté à tout prix.

Les communications en politique

L’un des domaines où la communication a perdu ses lettres de noblesse est assurément la politique. Tout est calculé, orienté, voire exagéré pour haranguer les troupes ou recruter des électeurs.

Le dernier discours triomphaliste et  à relent de campagne du président Trump en est une parfaite illustration. Trump a exagéré son bilan économique, à dessein, et titillé l’émotion de l’opinion américaine avec des apparitions d’invités ordinaires (militaire, parents de bénévole tuée à l’étranger, etc.) ; le tout savamment orchestré par une équipe de communication bien rompue à la tâche.

https://www.youtube.com/watch?v=jpF80p4KIY8

La ‘‘démocratie’’ à coups de communications mensongères

L’internet est beaucoup mis en cause dans la descente aux enfers des médias traditionnels. Cela semblait pourtant prévisible vu le rôle qu’ont joué et que jouent encore les médias dans cette propagande des temps modernes désormais appelée Communication politique*. Ce qui semblait être l’apanage des régimes ‘’dictatoriaux’’ ou communistes est aujourd’hui l’outil de prédilection des ‘’démocraties’’ qui manipulent l’opinion publique à travers des communications mensongères.

Les campagnes électorales, même dans les ‘’plus grandes’’ démocraties, sont parsemées d’informations quelques fois douteuses. Des promesses qui ne seront jamais tenues, et cela n’a pas d’importance ; aucune loi ne condamne cela. A-t-on déjà traduit en justice un élu pour promesses de campagne non tenues ?

Le lecteur de plus en plus incrédule

Il y a plus de dix ans, le public gobait l’information sans se poser de questions. La même information étant reprise en boucle dans différents médias, on ne pouvait s’imaginer que cela pourrait être faux.

Les États-Unis n’ont pas hésité, à la tribune des Nations-Unies, à mentir au monde entier pour justifier une intervention en Irak. Les médias n’hésitent pas à semer la peur, exacerber les craintes des populations pour des ambitions politiques ou impérialistes. Tout cela a fini par créer du scepticisme chez le public qui s’est détourné des médias traditionnels.

L’éclosion d’autres sources d’informations, la démocratisation des médias et réseaux sociaux renforce ce sentiment chez le lecteur. Il choisit sa propre source et s’abreuve là où il a le plus confiance.

Fausses nouvelles, fausses communications

Les fausses nouvelles, qui ne sont pas si nouvelles, ne devraient pas être définies uniquement comme une information erronée, biaisée ou orientée. L’on devrait parler de fausses communications parce que cela englobe toute la machination qui est derrière. Toute la pensée, la mise en scène, tout le processus. La fausse nouvelle me semble bien moins nocive que la communication qui est bâtie sur un plan de communication à l’origine conçu pour tromper.

J’espère que mon passage en cours de Relations publiques pourra me réconcilier avec les médias et les communications en général…

Quelques ressources

Une réflexion sur “Politique et communication mensongère

  1. Deux bons premier billets Zita.

    Pour les jeunes/ados, il faut en effet poser des questions sur qu’ils consultent (ce sont souvent des vidéos…) et les inciter vers d’autres activités où les interactions sont plus sociales telles que des activités sportives. Il faut trouver un certain équilibre pour leur bien-être. J’apprécie aussi le 2e billet. Même avant l’explosion des médias sociaux, les techniques de manipulation étaient coutumes. Il ne faut pas oublier que l’invasion de 2003 en Iraq a été précédée par la guerre suite à l’invasion du Koweit par le troupes de S. Hussein où là aussi, on a fait appel à une firme de RP bien connue pour mousser l’intervention américaine dans les années 90…

    https://www.prwatch.org/books/tsigfy10.html

    Merci et bonne continuité.

    PL

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