Communication interne, pas toujours valorisée

Des questionnements

Ma jeune expérience professionnelle au Québec m’amène à réfléchir sur la place de la communication interne au sein des entreprises. Ce pan, non moins important de la communication d’entreprise, est souvent négligé par les dirigeants.

Sans en faire une généralité, les expériences quasi-similaires vécues dans deux milieux professionnels différents suscitent en moi des questions sur la place que les entreprises québécoises accordent à leur communication en interne.

Qu’est-ce que la communication interne ?

En introduction de la quatrième édition du livre La communication interne, stratégies et techniques, Jean-Marc Décaudin et Jacques Galens, dans une première approche, définissent la communication interne comme « l’ensemble des actions de communication destinées aux salariés d’une entreprise ou d’une organisation ».

La notion est développée un peu plus loin :

La communication s’intègre dans le Knowledge Management (KM) qui repose sur, entre autres, le partage de l’information et donc sa circulation entre différentes parties prenantes de l’entreprise. – Jean-Marc Décaudin – Jacques Igalens-

Le concept de Knowledge Management – gestion des connaissances – renvoie à un processus de création, de partage, d’utilisation et de gestion des connaissances et informations dans une entreprise.

https://www.journaldunet.com/management/efficacite-personnelle/1030249-le-knowledge-management-un-ingredient-incontournable-de-la-competitivite-des-entreprises/

Des expériences peu encourageantes

Un mois après mon arrivée au Québec, je décrochais mon premier emploi dans un ordre professionnel. Mon enthousiasme a vite cédé au découragement. Sans orientation et un plan d’intégration, mes heures de travail étaient grugées par la recherche d’informations et les efforts déployés à comprendre le fonctionnement de l’organisation.

L’expérience se répète chez mon nouvel employeur, un syndicat. La situation en interne contraste avec les grandes campagnes de mobilisation que mène l’organisation. L’information se transmet de bouche à oreille, les tâches sont accomplies par mimétisme. Les procédures n’étant pas formalisées, les nouveaux employés sont livrés à eux-mêmes, sans formation, ni orientation. Le recours aux employés plus expérimentés n’est pas aisé dans un tel contexte de débrouillardise.

https://www.manager-go.com/ressources-humaines/integration-un-nouveau-salarie.htm

Une mauvaise communication coûte cher

L’absence d’un plan de communication interne engendre des conséquences financières et humaines importantes : les coûts liés à la baisse de productivité, au roulement du personnel, à la santé mentale et même physique des employés sont réels.

https://comin.madmagz.news/infographie-couts-defauts-communication-interne/

En outre, la non formalisation des procédures et canaux de d’information ne favorise par l’apprentissage et la collaboration entre collègues, créant des silos au sein de l’organisation.

La communication interne, un levier de motivation

En se dotant d’un véritable plan de communication interne, l’entreprise met l’employé au cœur de son fonctionnement. L’information est à l’entreprise ce qu’est la sève à l’arbre. La communication interne doit faire partie intégrante de la stratégie d’affaires de l’entreprise au même titre que la communication externe. Une bonne communication établit le contact avec chacun des maillons de l’entreprise, motive, rassemble, forme et engage les employés.

https://www.infopresse.com/article/2019/10/17/quels-outils-de-communication-interne-pour-engager-ses-equipes

Aujourd’hui, il existe de nombreux outils pour une communication interne effective et efficiente : infolettre, intranet, blogue, etc.

https://www.1min30.com/marketing-rh/5-outils-de-communication-interne-a-utiliser-14006

Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, attirer les meilleurs et les retenir relève d’une décision managériale et d’une bonne stratégie qui prenne en compte la communication interne.

https://atmanco.com/fr/blog/capital-humain/comment-augmenter-taux-retention-employes/

Quelques ressources

Qu’est-ce-que la communication interne : https://www.kokoroe.fr/list/competences-humaines/article/definition-communication-interne-1204

Blog sur la communication interne : https://www.thrace.ca/fr/blogue/identite-d-entreprise/limage-dune-entreprise-commence-a-linterne

L’accueil d’un nouvel employé : https://atmanco.com/fr/blog/capital-humain/5-etapes-preparer-favoriser-accueil-nouvel-employe/

Gestion de la connaissance (KM): https://www.piloter.org/techno/gestion-de-la-connaissance/index.htm

Les nouveaux outils de communication internes : https://www.lesaffaires.com/blogues/evenements-les-affaires/vos-outils-de-communication-interne-sont-ils-depasses/605851

Créer des outils de communication interne efficaces : https://www.bdc.ca/fr/articles-outils/employes/gerer/pages/creer-outils-communication-interne-efficaces.aspx

Retenir ses employés : https://www.lesaffaires.com/blogues/evenements-les-affaires/la-communication-interne-pour-faire-rayonner-votre-entreprise/601550

Quel communicateur en temps crise ?

Qu’est ce qu’un communicateur ?

Selon le dictionnaire l’Internaute, un communicateur est une personne qui est habile pour communiquer, en particulier auprès des médias.

L’audience du communicateur devrait aller au-delà des médias, particulièrement en situation de crise où les attentes du public sont grandes.

Depuis le début de la crise liée à la COVID-19, notre quotidien est rythmé par les différents points de presse régionaux, fédéral et même internationaux. Ces rendez-vous mettent en scène les dirigeants qui communiquent, chacun à sa manière, sur la situation.

https://www.lapresse.ca/covid-19/202004/08/01-5268504-covid-19-les-points-de-presse-des-autorites.php

Faisons un petit tour d’horizon…

Le paternel

Qu’on l’aime ou pas, l’on a découvert un premier ministre québécois très concerné par la crise actuelle. Et cela s’est ressenti dans sa manière de communiquer. Ne manquant aucun rendez-vous quotidien, M. François Legault prend le temps nécessaire, d’un ton naturel et paternel, pour nous faire une mise à jour sur la situation au provincial.

M. Legault se montre très bon communicateur : il fait preuve de leadership et réussit, à chaque sortie, à capter notre attention et nous rassurer par la clarté des messages même si le contenu n’est pas toujours rassurant.

https://www.ledroit.com/actualites/covid-19/legault-prepare-la-reouverture-a-2-m-de-distance-video-c9c9bcf19da08de54fca6e11925da4c0

Cette manière de gérer la crise suscite beaucoup de sympathisants même parmi les personnes qui ne l’ont pas voté, illustrant un adage africain : « même si tu n’aimes pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il court bien ».

https://montrealgazette.com/news/quebec/analysis-legault-gets-top-marks-from-all-sides-amid-covid-19-crisis/

Le modéré

Au niveau fédéral, M. Justin Trudeau a encore fait montre de patience et de modération dans ses communications. Beaucoup critiqué par l’opposition dans sa gestion de la crise survenue avec les communautés autochtones en février dernier, M. Trudeau n’avait pas cédé à la pression. Il avait prôné la voie des négociations qui a fini par aboutir à une entente.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1537965/autochtones-trains-barricades-manifestations-mohawks

Encore aujourd’hui, face à cette pandémie, le premier ministre canadien prend le temps avant d’annoncer les mesures telles que la fermeture des frontières aériennes et terrestres. Une telle décision ayant des implications économiques et diplomatiques, le gouvernement en a pris la pleine mesure avant d’en faire la diffusion.

https://www.lesoleil.com/actualite/coronavirus-et-fermeture-des-frontieres-ottawa-cache-encore-son-jeu-eae09b92c6b6ed1ce07f88c7a6029f42

Cette prudence est également respectée dans la communication concernant le détournement de masques destinés au Canada. Le premier ministre canadien, dans un langage modéré, a opté pour des discussions avec le gouvernement américain.

https://www.youtube.com/watch?v=UDrCsSMX4OQ

https://pm.gc.ca/fr/nouvelles/communiques/2020/03/18/premier-ministre-annonce-soutien-supplementaire-aux-travailleurs

L’extraverti

Personne ne reste indifférent au style particulier du président américain, Donald Trump, qui entretient des relations conflictuelles avec la presse. Outre cet aspect, M. Trump communique sans retenue, faisant fi des règles de courtoisie et de diplomatie que dicte son rang.

Chacune de ses sorties suscite l’indignation, même s’il dit parfois tout haut ce que tout le monde pense bas.

Face à la pandémie, le premier discours du président américain s’adressait plus aux marchés financiers qu’à la population américaine. Il semblait plus se soucieux de l’économie que des hommes qui la font.

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-methode-trump-mise-a-l-epreuve-du-covid-19-20200313

Communications et personnalités

Qu’elle soit chaleureuse, empathique, modérée, impersonnelle ou encore fougueuse, la manière de communiquer est tributaire de notre personnalité. Elle reflète ce que nous sommes réellement, ce que nous ressentons ou pas.

Cependant, une bonne préparation et une dose d’humilité permettent de trouver un équilibre entre sa personnalité et l’objectif de communication visé.

Quelques ressources :

Les types de communicateurs : https://www.limeblogue.ca/affaires/quel-type-de-communicateur-etes-vous/

Communications de Trudeau face au COVID-19 : https://nationalpost.com/news/justin-trudeaus-widely-watched-daily-covid-19-updates-not-likely-to-stop-anytime-soon

Mesures annoncées par Trudeau : https://www.lenouvelliste.ca/affaires/coronavirus-trudeau-annonce-un-plan-dun-milliard-video-e5561ea6d05d06286c5b613432067216

Trudeau face au détournement de masques par les USA : https://www.latribune.ca/actualites/politique/detournement-dequipement-ottawa-discute-de-cet-enjeu-avec-washington-955a7f1db6582285cbf356416927b452

https://www.youtube.com/watch?v=01E2-8gmVkE

Pétition pour la fermeture des frontières : https://www.change.org/p/justin-trudeau-fermeture-des-fronti%C3%A8res-canadiennes-close-canada-s-borders?recruiter=1050714164&recruited_by_id=4f9198c0-65fb-11ea-802f-81b740bae815

Trump et les medias : https://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-7680811/donald-trump-et-sa-relation-avec-les-medias

Les réactions de Trump et Johnson face au COVID-19 : https://www.facebook.com/watch/?v=513832012641729

Conflit Trump-OMS au coeur de la pandémie de COVID-19 : https://www.journaldemontreal.com/2020/04/09/derriere-loffensive-anti-oms-de-trump-laccusation-de-biais-prochinois

Les USA détournent des masques : https://www.youtube.com/watch?v=xzJAwnJjydY

Opinion américaine sur la gestion de la cise parTrump : https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/202004/01/01-5267552-covid-19-une-minorite-damericains-satisfaits-de-trump.php

Communications et crise : https://www.infopresse.com/article/2020/3/12/covid-19-et-communications-comment-faire-face-a-la-crise

Crise et rumeur sont inséparables

Il parait que…

Crise et rumeur

Crise et rumeur font penser à la question concernant l’œuf et la poule : qui est antérieur à qui ? La rumeur engendre-t-elle la crise ou est-ce l’inverse ?

La rumeur peut générer une crise ou être générée par une crise comme l’indique l’Observatoire international de crises.

http://www.communication-sensible.com/articles/article0131.php

La rumeur, cette nouvelle de source incontrôlée qui se répand, a toujours fait partie de la vie des hommes. Elle est symptomatique des sociétés en mouvement, principalement dans les moments marquants de leur histoire : révolutions, guerres, épidémies, etc.

Replongeons-nous au cœur des rumeurs qui circulaient en France au 19è siècle :

https://journals.openedition.org/rh19/4742

COVID-19 et rumeurs

La situation que nous vivons aujourd’hui n’échappe pas à ce phénomène. Beaucoup de rumeurs circulent depuis le début de cette pandémie et cela fait partie du cours normal de la vie des sociétés.

Il y a une semaine, j’ai reçu d’un contact WhatsApp, une information sans auteur, avertissant «tous les citoyens» qu’ils ne devaient sortir de chez eux sous aucun prétexte en raison du commencement «de la pire phase» de la pandémie.

https://collectionzkouakou.family.blog/wp-content/uploads/2020/04/capture-ecran-4.png

Bien qu’il existe des rumeurs positives, les rumeurs sont pessimistes pour la plupart.

Des rumeurs seront dites négatives lorsqu’elles énoncent des faits associés à la peur ou à l’hostilité, alors que les rumeurs positives évoquent des événements heureux, désirés. 

https://www.cairn.info/revue-diogene-2006-1-page-54.htm#

Les rumeurs, hier et aujourd’hui

Avec le vent du multipartisme qui a soufflé sur les pays africains au début des années 90, mon pays a basculé dans l’instabilité sociale. Cela était nouveau pour nous. Nos vies paisibles, nos habitudes ont été bouleversées par ce nouveau vent qui traînait dans son sillage des phénomènes inédits comme la rumeur.

Des plus irréalistes au plus probables, les rumeurs ont envahi notre quotidien ; nous y croyions et vivions à leur rythme. Dans ces années, nous n’avions pas internet ; la rumeur se répandait de bouche à oreille, chez le boucher, chez le blanchisseur, au marché local, etc. Cette situation était entretenue par le mutisme de la télévision nationale qui n’émettait plus pendant ces moments de trouble.

Les seules informations disponibles provenaient de quelques médias internationaux, accessibles pour un petit groupe de personnes. À leur tour, ces personnes relayaient la nouvelle. Celle-ci subissait donc des altérations, d’un messager à l’autre selon la sensibilité de son porteur.

Blanc bonnet, bonnet blanc

Selon Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Rumeur, la rumeur est une notion globale qui inclurait certains concepts dont les « fake news ».

Une chose est certaine, la rumeur, comme les fake news, génère du stress et contribue à aggraver l’instabilité sociale et émotionnelle déjà causée par la crise. Aujourd’hui, elle se répand beaucoup plus vite en raison des plateformes numériques. En un seul clic, elle est diffusée à des millions de personnes.

En ces moments d’angoisse extrême, nous devons garder de la distance face aux nouvelles qui nous assaillent. Mais surtout, nous outiller pour passer à travers cette crise. Des ressources existent, partageons-les pour limiter les effets psychologiques de la crise : https://www.banq.qc.ca/services/fausses_nouvelles/index.html

Quelques ressources

Désinformations répertoriées par les Décrypteurs :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1685377/desinformation-covid-19-coronavirus-decrypteurs

Distanciation sociale, rapprochement virtuel

Distanciation sociale

Internet, la bouée de sauvetage

Ce vendredi, j’ai participé à trois téléconférences de nature professionnelle et une visioconférence avec mes condisciples du cours de Lobbying et Relations publiques. À la fin de ces rencontres, je me suis sentie moins seule et j’ai eu le sentiment de revivre après deux semaines de télétravail intensif.

On a beau dénoncer les dérives dans l’usage d’internet, l’on ne peut nier qu’il nous maintient « en vie » en ces sombres temps de pandémie et de distanciation sociale.

Comment communiquait-on au 14è siècle ?

Le 14è siècle, période du Moyen-âge, a été marqué par la pandémie de la peste noire qui a fait plus de vingt millions de morts dans le monde. À cette époque, il n’y avait pas internet. https://fr.wikipedia.org/wiki/Peste_noire.

Comment communiquait-on à cette époque ? Une adolescente avait déjà posé cette question en 2007 à un professeur d’université qui lui a répondu ceci : https://www.rts.ch/decouverte/monde-et-societe/histoire/4639620-comment-communiquaient-les-hommes-au-moyen-age-.html

Internet, toute une vie.

Aujourd’hui, nous avons internet qui constitue en lui seul toute une vie, une société. Via l’internet, nous tenons des réunions, nous faisons des consultations médicales, nous nous faisons des ami.es, nous faisons des achats… La liste est longue et chacun y trouve son compte. Cet outil nous offre des avantages indéniables.

Dans un rapport publié en 2016, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) présentait les bénéfices économiques et sociaux de l’internet https://www.oecd.org/fr/internet/ministerielle/reunion/Panel-1.1-FR.pdf.

Rapprochement virtuel et social

Le monde entier est sous « respirateur » depuis des mois en raison de la pandémie de COVID-19. Nous puisons dans notre imagination et notre créativité pour rendre supportables les mesures de distanciation sociale et de confinement. Internet reste le meilleur allié pour s’informer de l’évolution de la situation, s’enquérir des directives prises par les autorités gouvernementales, mais surtout pour rompre avec l’isolement.

Au delà du virtuel, internet reste un outil de socialisation surtout en période de crise. À travers les réseaux sociaux, nous communiquons avec nos connaissances, partageons nos sentiments et même des vidéos pour égayer nos journées. Des liens naissent ou se renforcent à travers cette épreuve grâce au net! Des communautés virtuelles sont nées à la faveur de la crise. Au 14è siècle, ils n’avaient pas cela. Reconnaissons à Internet sa place ; tout est dans l’usage que nous en faisons. Tâchons d’en tirer le meilleur! https://www.facebook.com/groups/504217786950930/

Quelques ressources :

Une vie sociale même confiné : https://www.voyagevoyage.ca/conseils/sante-securite/vie-sociale-quarantaine-coronavirus-covid-19-1.10933654

Hausse du trafic internet : https://siecledigital.fr/2020/03/26/le-trafic-internet-mondial-en-hausse-de-70-en-raison-du-confinement/

Des idées pour vivre la distanciation sociale : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1671790/evenements-en-ligne-distanciation-sociale-coronavirus

Solidaires via Internet : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1669989/de-bons-samaritains-utilisent-les-medias-sociaux-pour-aider-les-gens-dans-le-besoin

Avantages d’internet : http://www.frenchtech-rennes.fr/quels-sont-les-principaux-avantages-de-linternet/

Les bonnes nouvelles, une denrée rare

Il n’y a plus de bonnes nouvelles

À peine les images du brasier en Australie s’estompaient de nos mémoires que la télévision, la radio et les médias sociaux étaient envahis par l’escalade de violences entre les États-Unis et l’Iran. Les Iraniens abattent, par erreur, un avion transportant 170 personnes de diverses nationalités en représailles à l’assassinat de leur général par les Américains. Nous en étions encore à essayer de comprendre tout ceci lorsque surgit un bras de fer entre les communautés autochtones et le gouvernement fédéral. Le dénouement de cette crise était accueilli avec soulagement. Tous ces événements se déroulent entre janvier et début mars. Depuis le 16 mars dernier, je ne sors pas de chez moi en raison de la pandémie du Coronavirus qui n’épargne aucune contrée du monde.

Analysons, réfléchissons…

Avec la succession de nouvelles aussi tristes et angoissantes les unes que les autres, je me demande ce qu’il se passe. Je voudrais vous partager mes interrogations : la vie est-elle devenue si triste ? N’y a-t-il vraiment plus rien de positif à publier ? Est-ce la faute des médias ? J’ai tendance à penser que oui. Mais, les médias inventent-ils ces informations ? Ont-ils créé tous ces événements décrits plus haut ? Non, ils ne font que les rapporter. Pourraient-ils les rapporter autrement ?

Allons plus loin

La pandémie qui sévit actuellement serait-elle l’échec du nouveau système mondial ? L’Homme est-il un creux prétentieux ? Nous sommes capables de marcher sur la lune, de prévoir le temps qu’il fera dans dix ans, d’interroger les astres, de faire parler des machines ; nous parlons d’intelligence artificielle, mais nous demeurons vulnérables. Une maladie sortie de nulle part (des théories disent le contraire) qui bouleverse nos vies, qui nous bouscule dans nos assurances, dans nos suprématies. Même les États dits puissants n’y échappent pas. Des plus « développés » aux « sous-développés », personne n’y échappe. Aujourd’hui, les guerres se font par machines interposées. Le général Iranien a été assassiné à l’aide d’un drone. Les états rivalisent d’ingéniosité en matière d’avancées technologiques. Mais nous sommes à près de onze mille morts causées par le Coronavirus dans le monde. Et, il n’y a encore aucune piste de solution.

Les nouvelles, notre reflet

Les médias sont souvent accusés, à tort, de tous les maux : distorsion de l’information, propagation de rumeurs, exagération des faits. Mais depuis deux semaines, nous sommes scotchés à nos écrans en quête d’informations de tout genre : politiques, scientifiques, économiques, sociales, etc. Les nouvelles ne sont que le reflet de nos vies, de nos choix et orientations de vie. Nous sommes plus enclins à cliquer sur les informations sensationnelles voire angoissantes. Nous avons développé une culture d’informations anxiogènes. Il y a quelques publications (pas beaucoup, je l’avoue), sur des cas de guérison du Coronavirus. Mais combien sommes-nous à les partager ?

Plus d’informations :

Incendies en Australie : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1537292/incendies-australie-destruction-forets-etudes-changements-climatiques

Escalade entre les USA et l’Iran : https://www.lefigaro.fr/international/tensions-etats-unis-iran-chronologie-d-une-escalade-20200108

La crise du blocus ferroviaire : https://www.ledevoir.com/politique/canada/574005/les-chefs-hereditaires-wet-suwet-en-et-des-ministres-s-entendent

Accros aux infos anxiogènes : https://www.lexpress.fr/styles/psycho/attentats-comment-expliquer-notre-addiction-aux-chaines-d-infos_1736474.html

La perception

La perception qui vacille…

Peut-on changer d’opinion du jour au lendemain ? Il y a trois semaines, j’aurais dit non. J’avais des idées arrêtées (figées) concernant les jeux vidéo. Je ne vois toujours pas l’utilité de rester assis des heures à chasser ou combattre des êtres mouvants à travers un écran. Et pourtant, en découvrant Stéphanie Harvey, la quintuple championne du monde de jeux vidéo qui décrit avec passion cette activité mon opinion a vacillé. Je me suis sentie fragilisée dans mes convictions.

L’angle de communication peut tout changer

Depuis la diffusion de cette émission, je me surprends à tolérer que mon fils passe quelques heures à jouer. Mon attitude n’est pas guidée par un rêve de le voir devenir un champion de jeux vidéo, mais ce témoignage m’a permis d’ajuster mes lunettes vis-à-vis de cette activité. Cela amène à prendre conscience de l’importance de l’angle de communication. La manière de présenter un sujet, le ton utilisé pour le faire influence la représentation que nous nous en faisons. La forme du message est tout aussi importante, mais surtout celui qui porte le message : le porte-parole !

Le porte-parole, un atout indéniable

Ce qui semblait être une simple théorie a eu raison de ma résistance. Il est difficile de rester insensible à l’enthousiasme, au dynamisme ou encore à l’humour d’un porteur de message. Par son attitude naturelle, cette jeune femme a réussi à effriter un tant soi peu mes convictions et l’opinion que je me fais des jeux vidéo. Elle m’a permis de mettre un visage sur ces joueurs, de comprendre qu’ils ne sont pas anormaux ou du moins ne le deviennent pas inévitablement au contact du jeu. Le choix du porte-parole reste donc essentiel dans une activité de communication.

Se montrer un peu plus ouvert

Avec cet épisode plus ou moins banal, j’ai réalisé à quel point nos « croyances » peuvent nous limiter et biaiser notre jugement. Je ne suis pas devenue une fan des jeux vidéo, loin de là. Mais, je suis plus ouverte à les découvrir. Je pourrais essayer ! Cela n’était pas envisageable il y a trois semaines. Aujourd’hui, c’est différent. Je retiens qu’il faut faire preuve d’ouverture d’esprit. Face à l’inconnu, il faut accepter de s’informer, de s’éduquer.

Politique et communication mensongère

Des communications qui ont changé le monde

En décidant de m’inscrire en Relations publiques, je savais que je devais renouer avec les médias et m’informer au quotidien sur l’actualité. J’avais renoncé à le faire après le gros mensonge concocté par les Etats-Unis pour envahir l’Irak en mars 2003.

https//www.lefigaro.fr/international/2013/03/20/01003-20130320ARTFIG00500-guerre-d-irak-comment-tout-a-commence-il-y-a-dix-ans.php

Aujourd’hui encore le Machiavélisme demeure le mode de fonctionnement dans beaucoup de domaines. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins, et la communication n’échappe pas à cela : avoir l’opinion publique de son côté à tout prix.

Les communications en politique

L’un des domaines où la communication a perdu ses lettres de noblesse est assurément la politique. Tout est calculé, orienté, voire exagéré pour haranguer les troupes ou recruter des électeurs.

Le dernier discours triomphaliste et  à relent de campagne du président Trump en est une parfaite illustration. Trump a exagéré son bilan économique, à dessein, et titillé l’émotion de l’opinion américaine avec des apparitions d’invités ordinaires (militaire, parents de bénévole tuée à l’étranger, etc.) ; le tout savamment orchestré par une équipe de communication bien rompue à la tâche.

https://www.youtube.com/watch?v=jpF80p4KIY8

La ‘‘démocratie’’ à coups de communications mensongères

L’internet est beaucoup mis en cause dans la descente aux enfers des médias traditionnels. Cela semblait pourtant prévisible vu le rôle qu’ont joué et que jouent encore les médias dans cette propagande des temps modernes désormais appelée Communication politique*. Ce qui semblait être l’apanage des régimes ‘’dictatoriaux’’ ou communistes est aujourd’hui l’outil de prédilection des ‘’démocraties’’ qui manipulent l’opinion publique à travers des communications mensongères.

Les campagnes électorales, même dans les ‘’plus grandes’’ démocraties, sont parsemées d’informations quelques fois douteuses. Des promesses qui ne seront jamais tenues, et cela n’a pas d’importance ; aucune loi ne condamne cela. A-t-on déjà traduit en justice un élu pour promesses de campagne non tenues ?

Le lecteur de plus en plus incrédule

Il y a plus de dix ans, le public gobait l’information sans se poser de questions. La même information étant reprise en boucle dans différents médias, on ne pouvait s’imaginer que cela pourrait être faux.

Les États-Unis n’ont pas hésité, à la tribune des Nations-Unies, à mentir au monde entier pour justifier une intervention en Irak. Les médias n’hésitent pas à semer la peur, exacerber les craintes des populations pour des ambitions politiques ou impérialistes. Tout cela a fini par créer du scepticisme chez le public qui s’est détourné des médias traditionnels.

L’éclosion d’autres sources d’informations, la démocratisation des médias et réseaux sociaux renforce ce sentiment chez le lecteur. Il choisit sa propre source et s’abreuve là où il a le plus confiance.

Fausses nouvelles, fausses communications

Les fausses nouvelles, qui ne sont pas si nouvelles, ne devraient pas être définies uniquement comme une information erronée, biaisée ou orientée. L’on devrait parler de fausses communications parce que cela englobe toute la machination qui est derrière. Toute la pensée, la mise en scène, tout le processus. La fausse nouvelle me semble bien moins nocive que la communication qui est bâtie sur un plan de communication à l’origine conçu pour tromper.

J’espère que mon passage en cours de Relations publiques pourra me réconcilier avec les médias et les communications en général…

Quelques ressources

Internet, la co-parentalité de trop

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L’ingérence numérique dans nos vies

Je suis confrontée depuis quelques temps à une concurrence dans mon rôle de parent. Une concurrence quasi-envahissante : l’ingérence d’internet et des réseaux sociaux dans mon rôle d’éducatrice. Quelques échanges avec d’autres parents du club de Soccer de mon fils m’ont révélé le malaise des parents face à ce nouveau genre d’éducateur.

Nos ados, victimes d’infobésité

Internet bouleverse nos vies et modèles de société. Les canaux de communication sont diversifiés. Communiquer semble plus facile, mais devient incontrôlable : la parole est libérée, tout le monde s’exprime, tous les sujets sont abordés. L’adolescent n’échappe pas au phénomène de l’infobésité. Il est inondé d’informations au quotidien ; Les réseaux sociaux nourrissent sa curiosité sur toutes sortes de sujet : sexualité, psychologie, mode, sites de rencontres pour ados…

http://entre-ados.net/

La relation parent-enfant à l’épreuve de l’internet

Aujourd’hui, communiquer avec son enfant est devenu un exercice ardu. Ce dernier s’alimente à d’autres sources d’information, inconnus du parent. Les principes ou modèles édictés par la mère ou le père ne sont plus pris à la lettre. L’adolescent préfère les nouvelles théories sur l’éducation diffusées sur internet. Il en arrive même à défier ses parents, influencé par les informations contradictoires qui l’assaillent : les valeurs énoncées par le parent sont remises en question.

L’expert invisible

Internet, ce nouvel expert, omniprésent mais sans visage, pond des « articles » à connotation psychologique et éducatrice. Internet, c’est la niche d’un nouveau genre de conseillers familiaux invisibles qui développent des théories sur les méthodes d’éducation.

La co-parentalité est devenue virtuelle. Des anonymes s’improvisent parents. Un nouveau type de parents – invisibles – distillent des idéologies, des théories.

https://www.weelearn.com/nos-cours/education-famille/la-parentalite-positive-isabelle-filliozat.html

Déroutant…

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Dans sa quête d’orientation, l’adolescent est dérouté en termes de modèle de vie, et même de son identité. Cette pollution numérique crée en lui un doute, une confusion. Il est alors tiraillé entre ce qu’il lit et voit sur ces médias et les principes familiaux.

Le parent n’échappe pas à ces questionnements. Déjà aux prises avec les lois gouvernementales – éducation sexuelle, Ethique et culture religieuse – , il faut être bien ancré dans ses souliers pour demeurer serein face à cet autre concurrent. Les réseaux sociaux diffusent de nouvelles théories et idéologies éducatives.

https://ecs-digital.com/reseaux-sociaux/reseaux-sociaux-limpact-sur-les-jeunes/

Internet, incontournable ?

On n’en parlera jamais assez, la communication à l’ère du numérique est une véritable équation : des répercussions insoupçonnées. Je retiens qu’il est difficile d’y échapper. Que l’on soit un communicateur, un chauffeur de taxi ou une « ordinaire » mère d’adolescent comme moi, Internet vient nous chercher ! Il est difficile de faire face à ce qu’on ne connaît pas. Alors cher/chère collègue parent, cher futur parent, l’élément indispensable à inclure dans votre boîte à outils ou liste de maternité est Internet.

Quelques ressources pour approfondir la réflexion :

https://www.blfstore.com/A-17597-elever-ses-enfants-a-l-ere-numerique.aspx

https://www.facebook.com/adofocus/?eid=ARD6AN7ZOqRT-mEpIshpOW59XMkw1rq-XeEXCizslyjdZVSm1mrBFpThoEoyPiAJckqaAEBChGeXeBjn

https://famisafe.wondershare.com/fr/parental-control/how-to-monitor-phone-activity.html

La peur de l’autre

L’autre fait peur

Je suis toujours frappée par l’indifférence qui règne dans nos espaces publics, particulièrement dans les transports collectifs. On s’occupe comme un peut pour éviter de regarder l’autre passager, préférant accorder notre attention à nos gadgets électroniques ou à notre livre de poche. De quoi pourrait-on parler ? Pour moi qui viens d’une culture où l’on socialise sans gêne, se déplacer quotidiennement en transport public est une véritable épreuve.

Mais l’indifférence, est un moindre mal face à la peur de l’autre. L’autre, dans le sens d’autrui, c’est celui qui est différent, étranger. Aujourd’hui, nous avons de plus en plus peur de l’autre, de ce qui ne nous ressemble pas. La différence peut être physique, raciale, linguistique, etc.

Paradoxal…

Avoir peur de l’autre semble paradoxal dans ce monde où l’on prône la mondialisation, le village planétaire, la fraternité universelle et l’interconnexion. Nous sommes en 2020 ! L’ère des grandes rhétoriques sur la diversité, le multiculturalisme, l’inclusion. En 2020, on sait tout :l’information est disponible en tout temps et partout. On est sensé tout savoir de ce qui passe de l’autre côté de sa clôture, de son pays, de son continent, sans même se déplacer.

Personnellement, j’ai cru que l’explosion des médias sociaux provoquerait une plus grande ouverture d’esprit dans nos sociétés ; j’ai vraiment pensé que les moyens de communications, de plus en plus performants, nous offriraient une meilleure connaissance de l’autre.

Encore aujourd’hui, j’ai dû expliquer à un Québécois que je suis Africaine au même titre qu’il est Américain. Il ne savait pas que l’Afrique est un continent comprenant 54 pays. Son non-verbal m’a clairement indiqué qu’il n’a pas cru à mon histoire d’avoir étudié en français chez moi ; et encore moins, à mon envie de rentrer définitivement chez moi, une fois que mes enfants seront assez autonomes pour se passer de moi.

Une peur alimentée par ce que l’on entend

La méconnaissance de l’autre alimente notre peur d’accueillir l’étranger. Les termes diversité et multiculturalisme sont galvaudés. Ce sont des thèmes chers aux politiciens qui les utilisent à des fins électorales. Les dernières élections provinciales qui ont porté la CAQ au pouvoir en sont une parfaite illustration.

Communiquer, au-delà du fait de transmettre une information, c’est aussi faire partager à quelqu’un un sentiment, un état, faire qu’il ait le même sentiment, qu’il soit dans le même état que nous. Ainsi, on peut partager son fou rire. Mais, on peut également partager sa peur, ses craintes.

Les équipes de communication savent si bien le faire qu’elles ont réussi à nous inoculer leur peur. Des lois de plus en plus coercitives et discriminatoires sont édictées pour dissuader l’autre de s’aventurer sur nos côtes. Les populations sont sensibles aux discours politiques ultranationalistes et aux messages protectionnistes véhiculés par les dirigeants et autres leaders d’opinion.

https://www.youtube.com/watch?v=TqK9bWZhwkA

Des milliards de dollar américain, c’est ce que coûtera le mur en construction entre le Mexique et les Etats-Unis. Un message clair : la phobie du voisin mérite des sacrifices. L’autre fait peur, il faut prendre des mesures adéquates pour s’en préserver !

https://www.cnews.fr/monde/2019-04-06/est-complet-martele-trump-la-frontiere-mexicaine-827846

Sortir de sa bulle

Il faut alors se questionner sur le contenu de nos communications. Qu’enseigne-t-on à travers tous ces médias ? L’essor des technologies de communication, notamment l’internet a perverti la communication. Ce qui devait être un axe de communion est aujourd’hui un outil de cloisonnement. Un village planétaire où l’on se barricade derrière son écran. Les relations interpersonnelles sont aussi virtuelles que le canal qui en fait la promotion.

Je rêve d’une communication communautaire qui incite à l’ouverture à l’autre. Une communication qui brise les solitudes et les préjugés. Cela passe nécessairement par une nouvelle génération de politiciens, de leaders, mais aussi de communicateurs…

Internet, la toile incontrôlée

Internaute piégé

En tant qu’internaute, j’ai le sentiment d’être prise au piège dans la grande toile du web. Les médias sociaux, fruits de cette innovation technologique, semblent avoir accru mon pouvoir d’utilisatrice. Cependant, je me rends compte, chaque jour, que je n’ai pas de contrôle véritable sur ce que je consomme comme information.

Vol de données et  »fake news » alimentent notre quotidien. Il est de plus en plus question de  »fake news ». Ce phénomène, qu’il se traduise en termes de désinformation ou mésinformation, reste un casse-tête pour les utilisateurs de médias numériques.

Si l’on fait une analogie avec la parabole du bon grain et de l’ivraie dans la Bible, il faut attendre le temps de la moisson pour différencier l’un de l’autre. Le phénomène des  »fake news » semble être aussi difficile à identifier. Se pose alors la question de la protection et de l’assistance aux utilisateurs de médias sociaux.

Le lecteur d’hier

Dans mes années au lycée, nous lisions essentiellement des documents à format papier. Il fallait se rendre dans une librairie ou une bibliothèque pour s’en procurer. L’on y allait avec une idée plus ou moins claire de ce que l’on voulait lire ou acheter. Une lecture rapide du résumé au dos du livre nous orientait dans notre choix.

S’informer ou croquer l’actualité médiatique n’occupait pas une grande place dans nos vies. L’on se contentait d’un journal qui traînait, et l’information était limitée aux canaux traditionnels que le lecteur choisissait lui-même. Le lecteur avait un certain contrôle sur ce qu’il voulait. L’information était locale pour la plupart, avec quelques regards brefs sur l’international.

Lecteur devenu internaute

Aujourd’hui, l’information circule dans une  »aire » ouverte, un village planétaire. L’on prône l’ouverture médiatique. Cela est arrivé avec la révolution du Web ( »toile » en anglais). Une vaste toile mondiale, le  »World Wide Web » a connecté toutes les contrées du monde.

Avec le Web (via l’internet) est survenue une éclosion de canaux d’informations. Le lecteur reçoit l’information de partout et de tout type. La grande toile met en scène différents types d’intervenants : producteurs d’informations, diffuseurs d’informations et les lecteurs. Tous ces acteurs sont désignés sous le vocable  »internaute ».

Un bouleversement inattendu

Le lecteur se retrouve au cœur de ce nouvel écosystème informationnel. Étions-nous préparés à cela ? Je dirai non. Tout était amusant ; c’était grisant, la liberté que cela nous offrait. En tant que récepteurs (consommateurs ou lecteurs), nous semblons être devenus le centre d’intérêt. Notre attention est convoitée par les producteurs ou diffuseurs de contenus. Plus besoin de se déplacer pour lire, s’informer, jouer et même faire des achats. Puis, les réseaux se sont multipliés. Toutes sortes de plateformes sont nées…

Au-delà de cet enjeu démocratique évident, les internautes ne vont pas tarder à comprendre que ce qui est pour eux un outil de liberté individuelle dépend en fait d’une lourde infrastructure technique, économique et cognitive, bien différente de l’idéal de liberté et d’autogestion présent dans leur imagination – (Dominique Wolton, Internet et après ? 2000).

Ce qui semblait ludique au départ est alors devenu incontrôlable. Nous ignorons souvent les sources de l’information et n’avons aucun moyen de vérifier si elle est vraie. Les fausses nouvelles sont même devenues une activité rentable pour ceux qui les produisent.

Prendre plus soin des utilisateurs

Toute invention vient avec son lot d’effets indésirables ou de contrefaçons. Il est indéniable que le web a révolutionné la communication, en la démocratisant. Mais, le lecteur ou consommateur est livré à lui-même. Il n’est pas outillé pour démêler le vrai du faux dans cette profusion de nouvelles.

En tant que récepteurs, nous sommes ballottés au gré des nouvelles, contradictoires, alarmantes, anxiogènes, etc. Le Web est également le nid d’arnaqueurs de tout genre. Nous avons été propulsés dans ce  »sable mouvant » sans préparation aucune.

Aujourd’hui, il est impératif que l’utilisateur soit au cœur de mesures de protection de ce système. Et cela passe par son éducation : outiller l’utilisateur en lui apprenant à développer des mécanismes de détection de fausses nouvelles.

Quelques efforts semblent être faits pour nous donner des moyens de naviguer dans ce marécage comme l’émission les Décrypteurs https://ici.radio-canada.ca/decrypteurs

https://www.e-marketing.fr/Marketing-Direct/Article/Le-pouvoir-des-internautes-1-face-aux-marques-17171-1.htm