
Il n’y a plus de bonnes nouvelles
À peine les images du brasier en Australie s’estompaient de nos mémoires que la télévision, la radio et les médias sociaux étaient envahis par l’escalade de violences entre les États-Unis et l’Iran. Les Iraniens abattent, par erreur, un avion transportant 170 personnes de diverses nationalités en représailles à l’assassinat de leur général par les Américains. Nous en étions encore à essayer de comprendre tout ceci lorsque surgit un bras de fer entre les communautés autochtones et le gouvernement fédéral. Le dénouement de cette crise était accueilli avec soulagement. Tous ces événements se déroulent entre janvier et début mars. Depuis le 16 mars dernier, je ne sors pas de chez moi en raison de la pandémie du Coronavirus qui n’épargne aucune contrée du monde.
Analysons, réfléchissons…
Avec la succession de nouvelles aussi tristes et angoissantes les unes que les autres, je me demande ce qu’il se passe. Je voudrais vous partager mes interrogations : la vie est-elle devenue si triste ? N’y a-t-il vraiment plus rien de positif à publier ? Est-ce la faute des médias ? J’ai tendance à penser que oui. Mais, les médias inventent-ils ces informations ? Ont-ils créé tous ces événements décrits plus haut ? Non, ils ne font que les rapporter. Pourraient-ils les rapporter autrement ?
Allons plus loin
La pandémie qui sévit actuellement serait-elle l’échec du nouveau système mondial ? L’Homme est-il un creux prétentieux ? Nous sommes capables de marcher sur la lune, de prévoir le temps qu’il fera dans dix ans, d’interroger les astres, de faire parler des machines ; nous parlons d’intelligence artificielle, mais nous demeurons vulnérables. Une maladie sortie de nulle part (des théories disent le contraire) qui bouleverse nos vies, qui nous bouscule dans nos assurances, dans nos suprématies. Même les États dits puissants n’y échappent pas. Des plus « développés » aux « sous-développés », personne n’y échappe. Aujourd’hui, les guerres se font par machines interposées. Le général Iranien a été assassiné à l’aide d’un drone. Les états rivalisent d’ingéniosité en matière d’avancées technologiques. Mais nous sommes à près de onze mille morts causées par le Coronavirus dans le monde. Et, il n’y a encore aucune piste de solution.
Les nouvelles, notre reflet
Les médias sont souvent accusés, à tort, de tous les maux : distorsion de l’information, propagation de rumeurs, exagération des faits. Mais depuis deux semaines, nous sommes scotchés à nos écrans en quête d’informations de tout genre : politiques, scientifiques, économiques, sociales, etc. Les nouvelles ne sont que le reflet de nos vies, de nos choix et orientations de vie. Nous sommes plus enclins à cliquer sur les informations sensationnelles voire angoissantes. Nous avons développé une culture d’informations anxiogènes. Il y a quelques publications (pas beaucoup, je l’avoue), sur des cas de guérison du Coronavirus. Mais combien sommes-nous à les partager ?
Plus d’informations :
Incendies en Australie : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1537292/incendies-australie-destruction-forets-etudes-changements-climatiques
Escalade entre les USA et l’Iran : https://www.lefigaro.fr/international/tensions-etats-unis-iran-chronologie-d-une-escalade-20200108
La crise du blocus ferroviaire : https://www.ledevoir.com/politique/canada/574005/les-chefs-hereditaires-wet-suwet-en-et-des-ministres-s-entendent
Accros aux infos anxiogènes : https://www.lexpress.fr/styles/psycho/attentats-comment-expliquer-notre-addiction-aux-chaines-d-infos_1736474.html
