Internet, la toile incontrôlée

Internaute piégé

En tant qu’internaute, j’ai le sentiment d’être prise au piège dans la grande toile du web. Les médias sociaux, fruits de cette innovation technologique, semblent avoir accru mon pouvoir d’utilisatrice. Cependant, je me rends compte, chaque jour, que je n’ai pas de contrôle véritable sur ce que je consomme comme information.

Vol de données et  »fake news » alimentent notre quotidien. Il est de plus en plus question de  »fake news ». Ce phénomène, qu’il se traduise en termes de désinformation ou mésinformation, reste un casse-tête pour les utilisateurs de médias numériques.

Si l’on fait une analogie avec la parabole du bon grain et de l’ivraie dans la Bible, il faut attendre le temps de la moisson pour différencier l’un de l’autre. Le phénomène des  »fake news » semble être aussi difficile à identifier. Se pose alors la question de la protection et de l’assistance aux utilisateurs de médias sociaux.

Le lecteur d’hier

Dans mes années au lycée, nous lisions essentiellement des documents à format papier. Il fallait se rendre dans une librairie ou une bibliothèque pour s’en procurer. L’on y allait avec une idée plus ou moins claire de ce que l’on voulait lire ou acheter. Une lecture rapide du résumé au dos du livre nous orientait dans notre choix.

S’informer ou croquer l’actualité médiatique n’occupait pas une grande place dans nos vies. L’on se contentait d’un journal qui traînait, et l’information était limitée aux canaux traditionnels que le lecteur choisissait lui-même. Le lecteur avait un certain contrôle sur ce qu’il voulait. L’information était locale pour la plupart, avec quelques regards brefs sur l’international.

Lecteur devenu internaute

Aujourd’hui, l’information circule dans une  »aire » ouverte, un village planétaire. L’on prône l’ouverture médiatique. Cela est arrivé avec la révolution du Web ( »toile » en anglais). Une vaste toile mondiale, le  »World Wide Web » a connecté toutes les contrées du monde.

Avec le Web (via l’internet) est survenue une éclosion de canaux d’informations. Le lecteur reçoit l’information de partout et de tout type. La grande toile met en scène différents types d’intervenants : producteurs d’informations, diffuseurs d’informations et les lecteurs. Tous ces acteurs sont désignés sous le vocable  »internaute ».

Un bouleversement inattendu

Le lecteur se retrouve au cœur de ce nouvel écosystème informationnel. Étions-nous préparés à cela ? Je dirai non. Tout était amusant ; c’était grisant, la liberté que cela nous offrait. En tant que récepteurs (consommateurs ou lecteurs), nous semblons être devenus le centre d’intérêt. Notre attention est convoitée par les producteurs ou diffuseurs de contenus. Plus besoin de se déplacer pour lire, s’informer, jouer et même faire des achats. Puis, les réseaux se sont multipliés. Toutes sortes de plateformes sont nées…

Au-delà de cet enjeu démocratique évident, les internautes ne vont pas tarder à comprendre que ce qui est pour eux un outil de liberté individuelle dépend en fait d’une lourde infrastructure technique, économique et cognitive, bien différente de l’idéal de liberté et d’autogestion présent dans leur imagination – (Dominique Wolton, Internet et après ? 2000).

Ce qui semblait ludique au départ est alors devenu incontrôlable. Nous ignorons souvent les sources de l’information et n’avons aucun moyen de vérifier si elle est vraie. Les fausses nouvelles sont même devenues une activité rentable pour ceux qui les produisent.

Prendre plus soin des utilisateurs

Toute invention vient avec son lot d’effets indésirables ou de contrefaçons. Il est indéniable que le web a révolutionné la communication, en la démocratisant. Mais, le lecteur ou consommateur est livré à lui-même. Il n’est pas outillé pour démêler le vrai du faux dans cette profusion de nouvelles.

En tant que récepteurs, nous sommes ballottés au gré des nouvelles, contradictoires, alarmantes, anxiogènes, etc. Le Web est également le nid d’arnaqueurs de tout genre. Nous avons été propulsés dans ce  »sable mouvant » sans préparation aucune.

Aujourd’hui, il est impératif que l’utilisateur soit au cœur de mesures de protection de ce système. Et cela passe par son éducation : outiller l’utilisateur en lui apprenant à développer des mécanismes de détection de fausses nouvelles.

Quelques efforts semblent être faits pour nous donner des moyens de naviguer dans ce marécage comme l’émission les Décrypteurs https://ici.radio-canada.ca/decrypteurs

https://www.e-marketing.fr/Marketing-Direct/Article/Le-pouvoir-des-internautes-1-face-aux-marques-17171-1.htm

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